( 13 octobre, 2009 )

Fryman, Woodie

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Un des joueurs les plus aimé de l’histoire des Expos. Nous le surnommions « le vieux Woodie », même s’il y avait des joueurs plus âgés que lui à ses côtés. C’est qu’à l’ère des moustachus, des coiffures afros, des longs favoris, le gaucher Woodie Fryman ressemblait à un lanceur des années 1950! Un peu lent, Woodie, au monticule, avait l’air d’un bon oncle gentil. Il a évolué à deux reprises avec les Expos : en 1975 et 1976 (comme partant) et de 1978 à 1983, surtout comme releveur. Il met un terme à sa carrière à Montréal à l’âge de 43 ans et s’en est retourné à sa ferme. Sa fiche montréalaise est excellente, même s’il a plus de défaites que de victoires : 297 parties, 51-52, moyenne de 3.24, 469 retraits au bâton. Il a aussi évolué avec les Pirates, Phillies, Reds, Tigers, Cubs et Reds. 

( 13 octobre, 2009 )

Speier, Chris

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Obtenu des Giants en retour de Tim Foli. Non seulement les deux équipes s’échangaient leur arrêt court, mais ils troquaient aussi deux joueurs semblables. Chris Speier était ce type d’athlète habile en défensive, moyen au bâton, mais qui possédait un bel esprit d’équipe, qui était à son poste chaque jour et que les partisans appréciaient. Dans le cas de Speier, les gens du Québec l’aimaient davantage parce qu’il s’était acheté une maison dans les Laurentides et qu’il passait l’hiver ici. Speier a évolué 8 saisons à Montréal, de 1977 à 1983 : 895 parties, 255 points produits, moyenne de .245.  Il allait par la suite retourner avec les Giants, évoluer aussi pour les Cubs, les Cards et les Twins.

( 13 octobre, 2009 )

Foli, Tim

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Jeune joueur d’arrêt court obtenu des Mets en même temps que Singleton et Jorgenson en retour de Rusty Staub. Tim Foli sera l’arrêt court régulier des Expos de 1972 à 1977. Foli était ordinaire défensive et sa grande qualité était de ne pas être retiré souvent sur trois prises. Il a apporté un peu de jeunesse à ce club d’expansion jusqu’alors composé de vétérans. Agressif, Foli avait un mauvais caractère et à son palmarès de bêtises, évoquons son refus de participer à la dernière partie locale de 1976 parce que la presse avait élu Woody Fryman comme joueur de l’année à sa place. Fiche : 710 parties, moyenne de .246. C’était un jour aimé des partisans. Il retournera jouer pour les Mets et portera aussi les couleurs des Yankees, Giants, Pirates et Angels.

( 12 octobre, 2009 )

Stoneman, Bill

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Le premier héros au monticule pour les Expos! Dans le programme souvenir de 1969, Stoneman est décrit comme un lanceur de relève, poste qu’il n’occupera jamais à Montréal. Allons y avec honnêteté : Bill Stoneman n’était pas un grand lanceur, mais il était ce qu’on avait de mieux au cours de ces années de vaches maigres. Deux parties sans point ni coup sûr, c’est un exploit remarquable, surtout que la toute première avait eu lieu lors des jours suivant la naissance des Expos : le 17 avril à Philadelphie. Sa fiche à Montréal, de 1969 à 1973 : 186 parties, 51-72, 3.98, 831 retraits au bâton. Il allait par la suite jouer brièvement pour les Angels, équipe avec qui il travaillera comme administrateur, rôle qu’il tiendra aussi avec les Expos. Ayant épousé une Québécoise, Stoneman a longtemps travaillé au Canada et habité le pays.

( 12 octobre, 2009 )

Hunt, Ron

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Il existe de meilleures photos de Ron Hunt que celle ci-haut. Sauf qu’elle représente ce qu’était Hunt : tête première dans la poussière. Ce gars-là, au physique un peu carré, faisait tout comme si sa vie en dépendait. Les plus jeunes ont entendu parler de cette saison 1971 où il a établi un record des majeures en étant atteint 50 fois. Moi, je l’ai vu faire! Incroyable! En premier lieu, il faut dire qu’il se tenait très près du marbre. Quand la balle fonçait sur lui, il ne bougeait pas, ne posait aucun geste pour l’éviter. Bref, il VOULAIT être atteint. Dingue! Ron Hunt provenait des Mets et des Giants et allait terminer sa carrière avec les Cards. Avec les Expos, de 1971 à 1974 : 509 parties, 100 point produits, moyenne de .272 et atteint 114 fois. C’était un joueur de deuxième but.

( 12 octobre, 2009 )

Santangelo, F.P.

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J’avais vu ce joueur à l’entrainement et dans des parties des Lynx d’Ottawa, sans jamais croire que ce gars porterait un jour les couleurs des Expos. Pour ma plus grande joie, il l’a fait de 1995 à 1998. Joueur au physique un peu carré, trapu, pas très élégant, Santangelo était du type à salir son uniforme dès la première manche afin d’aider l’équipe : il plongeait tête première, courait comme un cinglé, culbutait, enfin, il était, à mes yeux, la réincarnation de Ron Hunt. Pas très talentueux, mais plein d’énergie et du désir de vaincre. Un véritable prolétaire du baseball! Recrue à 27 ans, Santangelo jouait pour les filiales des Expos depuis 1989. L’homme, de plus, était très sympathique. Je me souviens du moment où les Expos l’ont laissé partir : j’attendais l’autobus à la gare de Québec et j’ai entendu la nouvelle à la radio. Je me suis dit : « Oh non! Ce n’est pas vrai! » Mon héros allait porter les couleurs des Dodgers, Giants et des A’s, sauf que même dans ces uniformes, il demeurait un Expo. Fiche : 439 parties, 119 points produits, moyenne de .251 et 89 bleus au corps.

( 12 octobre, 2009 )

Segui, David

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Voltigeur et premier but obtenu des Mets contre le lanceur des mineures Reed Cornelius dans le seul but de remplacer Henry Rodriguez blessé. La suite allait devenir différente : Segui deviendra le premier but régulier des Expos, connaîtra ses meilleurs moments dans les majeures à l’attaque, tout en étant un premier but défensif de première qualité. L’aventure de Segui avec les Expos aura été trop courte : de 1995 à 1997,  337 parties jouées, 42 circuits, 183 points produits, moyenne de .300.  Wow! L’homme a aussi porté les couleurs des Orioles, Mets, Mariners, Blue Jays, Rangers et Indians. Il était le fils de Diego Segui, un lanceur, le seul joueur à avoir évolué avec les Pilots et les Mariners de Seattle.

( 12 octobre, 2009 )

Wetteland, John

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John Wetteland ressemblait à un taurau au monticule. Il était le roi du suspense : il remplissait les buts, pour ensuite retirer les trois frappeurs suivants sur des prises, la plupart du temps sur des rapides excessivement vives. De 1992 à 1994, Wetteland impose sa présence à Montréal : 189 parties, 17-13, 2.32, 105 parties sauvegardées et 280 retraits au bâton. C’était un lanceur très excitant à voir à l’oeuvre. Avait été obtenu des Reds (via les Dodgers) et allait jouer pour les Yankees et les Rangers. Avec les Dodgers, Wetteland avait été le gagnant de la plus longue partie jamais présentée au stade olympique (autour de 22 manches, je crois).

( 12 octobre, 2009 )

Burke, Tim

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Habituellement, les releveurs de fin de parties sont grands, gros, moustachus, barbus, ont des yeux d’acier. Burke était petit et maigre, ressemblait à un étudiant en administration. Pourtant, pendant quelques saisons, il fut le digne successeur de Reardon. Sa fiche en 1987 demeure la meilleure pour un releveur des Expos : 7-0, 1.19 et 58 parties sauvegardées. Burke avait préalablement été rejeté par les Pirates et les Yankees, qui l’échangent aux Expos contre Pat Rooney, un joueur des mineures. Un véritable vol! De 1985 à 1991, Tim Burke participe à 425 joutes des Expos, avec une fiche de 41-26, 2.61, 101 parties sauvegardées, 395 retraits au bâton. Cependant, en 1990 et 1991, Burke commençait à montrer des signes de déclin. Il ira jouer pour les deux équipes de New York, sans grand succès. Un Expo que j’aimais beaucoup.

( 12 octobre, 2009 )

Reardon, Jeff

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Utilisé à toutes les sauces par les Mets, Reardon devient, avec les Expos, un des releveurs de fin de partie des plus redoutables. De 1981 à 1986, Reardon présente une fiche de 32-37, 2.84, 398 retraits sur trois prises et ses 152 parties sauvegardées représentent toujours un record chez les Expos. Il a participé à 359 joutes. Il se dégageait de Reardon une attitude d’extrême confiance qui devenait intimidant pour l’adversaire. Reardon sera échangé aux Twins, où il poursuivra ses exploits, mais le reste de sa carrière ressemble à une errance  avec les Braves, Reds et Yankees. En 1995, il tente en vain sa chance au camp d’entraînement des Expos.

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