( 14 octobre, 2009 )

Raines, Tim

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Le voltigeur Tm Raines a évolué dans les majeures de 1979 à 2002 : quatre décennies! Au début des années 1980, il n’y avait rien de plus excitant que de voir le jeune Raines voler des buts. Il le faisait avec un petit aspect arrogant tout à fait délectable! Tim mène la ligue nationale pour les vols de buts quatre années consécutives (1981 à 1984), sans oublier qu’il est champion frappeur en 1986 (.334). Enfin, rien ne lui échappait au champ gauche! En dernier lieu, Raines en avait un peu marre des Expos et il est échangé aux White Sox en retour de Calderon. Belles saisons dans la ligue américaine à Chicago et aussi avec les Yankees, jusqu’à ce que l’âge se fasse sentir. Ceci ne veut cependant pas dire que Raines était devenu un mauvais joueur. Il évolue à Oakland une saison et en 2000, après quelques parties dans une ligue indépendante, il prend sa retraite. Cependant, l’idée d’un retour dans les majeures lui trotte dans la tête et les Expos l’invitent à leur camp d’entraînement. Il réussit! Sa présence à Montréal, en 2001, a quelque chose de sympathique, tout comme dans le cas de Carter et de Galarraga. Parmi tous ces visages anonymes des Expos de la décennie 2000, il faisait bon de voir un héros des années de gloire! Raines, comme réserviste, est utile aux Expos, qui le donnent aux Orioles à la fin de la saison, afin qu’il puisse jouer avec son fils. L’année suivante, il participe à quelques parties avec les Marlins et c’était terminé. En 2004, Raines fait partie du personnel d’instructeurs d’une filiale des Expos et il est présent à Montréal lors de la dernière joute de l’équipe, serrant la main aux spectateurs à la fin de la joute. En 2009, il dirige la formation de Newark de la ligue de la côte atlantique, où il retrouve son fils. Fiche de Raines avec les Expos, de 1979 à 1990 + 2001 : 1452 parties, 96 circuits, 556 points produits, 635 buts volés et moyenne de .301. Un grand joueur!

( 14 octobre, 2009 )

Walker, Larry

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Les Expos ont eu plusieurs canadiens dans leur alignement, mais aucun de la trempe de Larry Walker. Je considère Walker comme le meilleur joueur de position, natif du Canada, à avoir joué dans les majeures. Walker était un frappeur intelligent, un coureur éveillé et un as en défensive. Je l’ai vu à quelques occasions capter un roulant au champ droit, lancer au premier but avec force et précision pour retirer l’adversaire médusé, certain qu’il venait d’obtenir un simple. Walker joue avec les Expos de 1989 à 1994. 1990 est une année d’apprentissage, mais l’homme a vite appris! Sa fiche à Montréal est excellente : 674 parties, 99 circuits, 384 point produits, moyenne de .291 et un aspect auquel on ne pense pas, dans son cas : 98 buts volés. Agent libre, Larry Walker fait sauter le coffre de la banque avec Colorado. Il connaîtra de superbes saisons avec les Rockies, gagnant trois championnats des frappeur de la ligue (1998, 1999, 2001). Il terminera sa carrière avec les Cards de St-Louis. 

( 14 octobre, 2009 )

Martinez, Pedro

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Nous avons eu Pedro seulement quatre années! Les salaires astronomiques en sont responsables… Si Pedro avait joué en 1976, il aurait lancé 10 ou 12 années à Montréal. Quand l’équipe a acquis ce gars-là des Dodgers contre Delino DeShields, je m’étais un peu insurgé! Qu’un petit lanceur de relève! Je ne pouvais deviner qu’avec Montréal et comme partant, Pedro Martinez allait devenir un des meilleurs lanceurs de l’histoire de l’équipe, un jeune homme que tout le monde aimait et notre seul gagnant du trophée Cy Young. Chiffres extraordinaires de 1994 à 1997 : 118 parties, 55 victoires, 33 défaites, 20 parties complètes, huit blanchissages, 843 retraits sur trois prises en 797 manches, moyenne de 3.06. Merveille! Moins merveilleux quand les Expos l’ont refilé à Boston après avoir gagné le Cy Young, pour deux ou trois de deux de pique qui ne feront rien qui vaille à Montréal… D’ailleurs, Pedro en profite pour gagner un second Cy de suite à Boston. Il demeure brillant pour les Red Sox, même si, en dernier lieu, il commençait à y avoir des failles, qui se sont confirmées lors de sa signature avec les Mets : beaucoup de blessures et Pedro plus tellement l’ombre de lui-même. En 2009, il s’est aligné avec les Phillies et c’est ainsi que s’est terminée sa carrière. En 1998, alors que les Red Sox sont en congé, Pedro saute dans sa bagnole en direction de Montréal pour assister à une partie des Expos, question de serrer la main aux partisans et de les remercier pour ces quatre années. Un gars en or!

( 14 octobre, 2009 )

Lansing, Mike

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Un joueur qui évoluait pour une équipe d’une ligue indépendante de la Floride lorsque signé par les Expos. Il ne passe qu’une année dans les filiales et arrive avec les Expos par la porte arrière, pour remplacer Delino DeShields, blessé au début de la campagne 1993. Lansing se montre tellement solide en défensive que ses performances ont sonné le moment de départ pour DeShields. Employé au troisième but, à l’arrêt court ou au deuxième, Lansing capte tout, lance avec une précision furieuse vers le premier but. De plus, à la plaque, il étonne tout le monde. Le poste de deuxième but devient sien et je considère ce joueur comme le meilleur que nous ayons eu à cette position. Tout dans le jeu de Lansing semblait possédé, comme s’il était sans cesse furieux! C’est cet aspect de son jeu que j’appréciais au plus haut point. Au bâton, de1993 à 1997, Mike Lansing participe à 677 parties, frappe 165 doubles, 49 circuits, produit 276 points et sa moyenne est à .276. Il quitte Montréal dans des circonstances peu agréables… Il poursuit sur sa lancée pendant deux saisons au Colorado, puis semble perdre sa confiance avec les Red Sox.

( 13 octobre, 2009 )

Alou, Felipe

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Le meilleur gérant de l’histoire des Expos a une fiche perdante : 691 victoires et 717 défaites, de 1992 à 2001. Il faut dire qu’en dernier lieu, Felipe avait l’air très blasé… Lors des premières années, il voyait la direction de l’équipe échanger ou ne pas retenir les meilleurs joueurs, alors que les filiales produisaient des athlètes de qualité pour remplacer ceux qui partaient. Nous sommes passés de Marquis Grissom à Rondell White, puis à Terry Jones. Oups… Je comprends Felipe d’avoir fait un peu la gueule! Lors de la présentation des joueurs au début de chaque calendrier, Alou était le plus applaudi par les partisans. Je crois que nous aimions sa façon d’utiliser tout le monde et surtout celle de ne jamais « niaiser » avec un lanceur. Alou, qui sifflait avec force pour signaler les déplacements de ses joueurs, dirigeait chaque aspect du jeu, étant toujours en éveil, sur le qui-vive. Un gérant très impliqué, en somme! Après sa carrière de joueur, Felipe a toujours travaillé pour les Expos, comme gérant à Memphis, Denver, Wichita, Indianapolis et West Palm Beach. Il sera aussi instructeur au troisième but avec l’édition 1984 des Expos. Après son départ de Montréal, il sera assistant gérant avec les Tigers, puis grand patron des Giants pendant 4 années.

( 13 octobre, 2009 )

Alou, Moises

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Comme son père Felipe et ses oncles Jesus et Matty : une longue carrière remplie de succès, un joueur avec beaucoup de classe. Dans le cas de son arrivée avec les Expos : un véritable vol, alors que le jeune Moises est le joueur des mineures accompagnant Scott Ruskin de Pittsburgh à Montréal. Lors de la blessure de Calderon au début de la saison 1992, Alou saisit sa chance et s’accapare du champ gauche (bien qu’il jouera aussi dans la droite). Moises subit deux graves blessures au cours de sa carrière, mais réussit à rebondir tout le temps. Alou accomplissait comme il faut tout ce qu’un joueur de baseball doit faire sur un terrain : bien courir, bons relais, excellent jugement, bel oeil au bâton. Moises Alou évolue avec les Expos de 1990 à 1996 : 608 parties, 84 circuits, 138 doubles, 373 points produits, 53 buts volés et moyenne de .292. Alou avait joué brièvement avec les Pirates, puis portera les couleurs des Astros, Marlins, Mets, Cubs et Giants.

( 13 octobre, 2009 )

Grissom, Marquis

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Un de mes joueurs favoris de la saga des Expos. Non seulement Grissom frappait bien, volait des buts, mais il était superbe à voir évoluer au champ centre, faisant sans cesse preuve d’habileté et de bon jugement. De plus, en entrevue, il était très gentil! Marquis Grissom évolue avec les Expos de1989 à 1994, participe à 698 parties, frappe 54 circuits, produit 276 points et vole 266 buts. Il est échangé aux Braves contre cette poire de Tarasco. Grissom frappera toujours bien contre les Expos et je prenais plaisir à rire entre les dents en marmonant « C’était à vous de le garder! » Fait étonnant, Grissom a beaucoup voyagé suite à son départ de Montréal : Atlanta, Cleveland, Milwaukee, Los Angeles et San Francisco.

( 13 octobre, 2009 )

Lee, Bill

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Un joueur coloré, qui venait de passer 10 années avec les Red Sox de Boston quand il arrive à Montréal. Surnommé Spaceman, je trouvais plutôt Bill Lee terre-à-terre, n’ayant pas la langue dans sa poche. L’homme a fait sourire à plus d’une occasion, comme lorsqu’il expliquait sa théorie sur la supériorité des gauchers, mise en relation avec les astres. Ou ses moqueries sur la surface synthétique, le frappeur  désigné, sa phobie des collectionneurs de cartes de baseball et les raisons de la chute des Expos « Loria and his little ass hole… » Bill Lee lançait des balles à effet, car même sa rapide était lente. Parfois, certains de ses lancers semblaient flotter…  De 1979 à 1982, Bill Lee présente une fiche de 25-22 en 95 parties avec les Expos, avec une moyenne de 3.57. Libéré par les Expos, Lee tente en vain sa chance avec les Giants. Sa carrière dans les majeures était terminé, mais Bill n’a jamais cessé de lancer. Il se vante d’avoir lancé dans les 50 États américains et les dix provinces canadiennes. En 2008, à plus de 60 ans, Bill Lee fait partie de l’équipe itinérante d’Oil Can Boyd et se présente au stade de Québec où il retire des joueurs des Capitales qui n’étaient pas nés quand il a lancé sa dernière balle à Montréal. Demeurant au Vermont, Bill Lee est souvent revenu à Montréal, gardant de l’attachement autant pour la Métropole que pour Boston. Bill Lee était ce qui manque beaucoup au baseball d’aujourd’hui : un caractère. Son départ des Expos est rocambolesque : furieux suite au congédiement de Rodney Scott, Spaceman avait déchiré son uniforme et avait fait faux bond à l’équipe lors d’une partie en après-midi, qu’il avait le chic de regarder à la télé à la brasserie du coin. Lee terminera cette saison 1982 avec les Sénateurs de Longueuil, une équipe senior. Bill Lee est un de mes héros et a donné lieu à une chanson, portant son nom, composée et interprétée par Warren Zevon.

( 13 octobre, 2009 )

Cromartie, Warren

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Ah! les Expos de 1978 à 1981! La barbe de Bill Lee! Les grimaces de Steve Rogers! L’enthousiasme de Carter! La classe de Dawson! La fesse de Valentine! Papa Jim Fanning! Et ce petit clown de Warren Cromartie! Et un autre ancien des Carnavals de Québec. Cro débute avec les Expos en 1974, surtout comme joueur à demi temps. Quand le champ gauche lui est confié sur une base régulière, le jeune homme se défonce à chaque partie, sachant qu’il n’avait pas autant de talent que les autres joueurs. Cromartie, tout en jouant avec sérieux, donnait l’impression de s’amuser. En 9 années avec les Expos (1974 à 1983), Cro participe à 1038 joutes, frappe 60 circuits, produit 371 points et sa moyenne est de .280. Libéré par les Expos en 1984, Cromartie se tourne vers le Japon, où il allait évoluer jusqu’en 1990. Chose très rare pour un américain de passage au Japon, Cromartie apprend la langue et sera même gérant d’une équipe nippone. En 1991, Cro joue brièvement pour les Royals de Kansas City. Cromartie aimera revenir à Montréal pour des événements concernant les « anciens ».

( 13 octobre, 2009 )

Fairly, Ron

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Le premier but et voltigeur Ron Fairly jouait avec les Dodgers depuis 1958 quand les Expos font son acquisition au cours des premiers mois de la saison 1969. Contrairement à d’autres vétérans, Fairly ne s’est pas plaint d’être avec un club assuré de terminer en dernière position pour quelques saisons. L’homme, très pro, allait accomplir son travail comme il faut de jour en jour, tout en se montrant aimable envers les partisans. De 1969 à 1974, Ron Fairly participe à 718 parties, cogne 86 circuits, produit 331 points et frappe pour .276, tout en jouant fort bien au premier but. La carrière du vétéran était loin d’être terminée après son départ de Montréal, où il était devenu réserviste, laissant sa place à Jorgenson : Fairly allait jouer pour les Cards, les A’s, les Blue Jays et les Angels. Un héros tranquille des premières heures!

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