( 13 octobre, 2009 )

Alou, Felipe

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Le meilleur gérant de l’histoire des Expos a une fiche perdante : 691 victoires et 717 défaites, de 1992 à 2001. Il faut dire qu’en dernier lieu, Felipe avait l’air très blasé… Lors des premières années, il voyait la direction de l’équipe échanger ou ne pas retenir les meilleurs joueurs, alors que les filiales produisaient des athlètes de qualité pour remplacer ceux qui partaient. Nous sommes passés de Marquis Grissom à Rondell White, puis à Terry Jones. Oups… Je comprends Felipe d’avoir fait un peu la gueule! Lors de la présentation des joueurs au début de chaque calendrier, Alou était le plus applaudi par les partisans. Je crois que nous aimions sa façon d’utiliser tout le monde et surtout celle de ne jamais « niaiser » avec un lanceur. Alou, qui sifflait avec force pour signaler les déplacements de ses joueurs, dirigeait chaque aspect du jeu, étant toujours en éveil, sur le qui-vive. Un gérant très impliqué, en somme! Après sa carrière de joueur, Felipe a toujours travaillé pour les Expos, comme gérant à Memphis, Denver, Wichita, Indianapolis et West Palm Beach. Il sera aussi instructeur au troisième but avec l’édition 1984 des Expos. Après son départ de Montréal, il sera assistant gérant avec les Tigers, puis grand patron des Giants pendant 4 années.

( 8 octobre, 2009 )

Mauch, Gene

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Le meilleur gérant perdant de tous les temps! Il n’y a qu’avec ses cinq années avec les Angels qu’il atteint le plateau de 500. Mauch avait été gérant avec les Phillies (9 ans), les Twins (5 années) et un joueur pour les Royaux de Montréal de la ligue internationale en 1943 et 1944! Gene Mauch sera le premier gérant des Expos, de 1969 à 1975. Coup de foudre des Montréalais pour « le petit général », qui n’avait pas besoin d’uniforme kaki ni de jeep pour justifier son surnom, comme un certain autre…  L’idée qu’un gérant doit être un héros pour les Québécois date sans doute de l’époque de Mauch. Il avait bonne réputation quand engagé par la nouvelle équipe : élu gérant de l’année en 1962 et 1964! L’homme travaille fort avec des équipes très faibles. Il est impliqué et sert au public des Expos d’extraordinaires engueulades avec les arbitres (Seul Earl Weaver, des Orioles, le surpassait dans ce domaine!). Il a aussi le sens de la publicité : en 1970, il promet 70 victoires des Expos, même si ce total les placera tout de même en dernière position! Les gens adhèrent et je me souviens de ce thermomètre qui montait chaque jour vers le chiffre 70 ! Un personnage chaleureux et inoubliable!

( 5 octobre, 2009 )

Rodgers, Buck

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Un mangeur de graines de tournesol! Buck Rogers avait gagné un championnat avec les Brewers de Milwaukee en quatre années. Quand il arrive à Montréal, c’est dans le but de nous donner un championnat. De 1985 à 1991, sous Buck, les Expos n’ont jamais terminé plus haut que la troisième position. Pourtant, j’aimais beaucoup ce gérant car je le trouvais sympathique, très cool, un peu « vieille école à l’écoute des jeunes. » Il a été congédié au milieu de la saison 1991 suite à des conflits avec des membres de la direction. Il a été remplacé par Tom Runnells. Ouch! Buck ira diriger les Angels, équipe avec laquelle il avait évolué au cours des années 1960, devenant le premier receveur de cette équipe. Sa fiche avec les Expos : 520 victoires, 499 défaites.

( 29 septembre, 2009 )

Williams, Dick

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Après la catastrophe d’un jeune gérant, Karl Kuehl, les Expos se tournent vers un patron d’expérience, ayant déjà trois championnats à sa fiche. En réalité, sachant que le poste de gérant était libre à Montréal, Williams a lui-même demandé d’être considéré. En 1970, il avait agi comme instructeur au troisième but et avait apprécié ce séjour à Montréal. Dick Williams, après des séries de 3 années avec les Red Sox de Boston, les Angels de la Californie et les Moustachus d’Oakland, fait ses débuts dans la ligue nationale avec les Expos, en 1977. L’homme arrive à bon point, avec les jeunes joueurs que Kuehl avait développé dans les mineures. C’est l’ère de l’éclosion des Carter, Rogers, Parrish et compagnie, des foules imposantes au stade olympique. Williams, gérant éveillé, n’a pas la langue dans sa poche et le public l’apprécie. Peut-être que Dick parlait un peu trop… Au milieu de la saison 1981, Williams est limogé et remplacé par Papa Fanning. De belles équipes, une superbe ambiance : je garde de bons souvenirs de l’ère de Dick Williams, qui allait poursuivre sa carrière tumultueuse avec San Diego et Seattle. Fiche avec les Expos, de 1977 à 1981 : 380 victoires, 347 défaites. Notons que comme joueur, Dick Williams avait fait partie des éditions 1953 et 1956 des Royaux de Montréal de la ligue internationale.

( 27 septembre, 2009 )

Fanning, Jim

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Quand j’ai appris que les Expos avaient congédié Dick Williams pour le remplacer par Jim Fanning, j’avais fait : « Quoi ? Lui ? Fanning ? » C’est que dans l’entourage des Expos, Fanning avait toujours porté un veston et une cravate, dans une fonction administrative (directeur gérant, entre autres). Je ne pouvais imaginer cet homme en uniforme de baseball! Au moment où il remplace Williams, l’équipe était excellente. Je crois, avant tout, que Fanning a été un rassembleur et qu’il a ainsi pu mener l’équipe vers leur seul championnat de division, en 1981. Il allait gérer l’équipe l’année suivante, puis laisser sa place à Bill Virdon, pour retrouver le veston et la cravate, qu’il laissera en 1984 quand Virdon sera congédié. La fiche de Jim Fanning comme gérant : 116 victoires, 103 défaites. Cet homme avait une belle personnalité et j’ai eu la chance de le rencontrer lors de la caravane des Expos en 1970. Assurément un personnage important de l’histoire de l’équipe, ce qui n’empêche pas qu’il avait l’air, avec son uniforme et sa casquette, d’un bon oncle désireux de s’amuser avec les jeunes. Jim Fanning avait été receveur à quelques occasions avec les Cubs de Chicago des années 1950 et avait travaillé comme gérant dans les mineures de 1958 à 1963.

( 23 septembre, 2009 )

Robinson, Frank

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Un grand joueur pour les Reds et les Orioles. Le premier gérant noir des majeures. Un gérant d’expérience : Cleveland (1975-77), San Francisco (1981-84) Baltimore (1988-91), mais quand les Expos sont pris sous la tutelle des majeures, le haut de la hiérarchie désigne le fonctionnaire de bureau Frank Robinson pour aller gérer l’équipe agonisante. Robinson prenait des mauvaises décisions ou n’en prenait pas du tout. Il donnait l’impression de tout faire pour que l’équipe perde de la crédibilité à tous les points de vue. Il avait l’air de tout, sauf d’un gérant aimant son métier. Cette concession a débuté avec un coup de coeur pour son premier gérant, Gene Mauch, et est morte avec un gérant que les partisans détestaient. Lors de la toute dernière partie des Expos à Montréal, Robinson portait son uniforme d’exercice, et non son chandail d’Expo. Rien à ajouter, sinon sa fiche, en 2002, 2003 et 2004 : 233 victoires 253 défaites.

( 22 septembre, 2009 )

Fox, Charlie

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Gérant des Giants de San Francisco de 1970 à 1974, Charlie Fox devient directeur gérant des Expos en 1977. Insatisfait du rendement de l’instructeur recrue Karl Kuehl, Jim Fanning le congédie et le remplace par Fox sur le terrain, pour le reste de la saison 1976. Fox allait aussi s’occuper des Cubs au début des années 1980. Il s’agit du dernier gérant à avoir porté l’uniforme des Expos au parc Jarry. Cet homme n’a pas laissé un profond souvenir aux amateurs… Sa fiche avec les Expos : 33 parties, 12 victoires et 22 défaites. Son « exploit » : avoir couché Steve Rogers avec un coup de poing sur la gueule au cours de la saison 1978. Suffisant pour perdre le respect de l’équipe entière, il va de soi!

( 17 septembre, 2009 )

Virdon, Bill

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Jim Fanning avait dépanné les Expos en acceptant le poste de gérant après le congédiement de Dick Williams, mais il était entendu qu’il retournerait au veston et à la cravate dès la mission accomplie. L’équipe se tourne alors vers un gérant d’expérience : Bill Virdon : 2 années à la tête des Pirates et des Yankees, puis 9 ans comme patron des Astros. L’aventure montréalaise de Virdon ne sera pas très longue : l’année 1983 et une partie de 1984, alors qu’il est mis à la porte et que Fanning revient. L’équipe a des succès mitigés sous la gouverne de Virdon, un gérant sévère pour les joueurs, mais sans trop de couleurs pour les amateurs de baseball. À Montréal, les partisans aimaient les colériques, les personnalités. Ils se sont fort ennuyés au cours des années Virdon, pourtant un homme de baseball intelligent, qui sera associé à quelques équipes par la suite, sans pourtant retourner sur le terrain. Bill Virdon avait été un très bon joueur au cours des années 1950 et 1960 avec les Cards et surtout les Pirates. Sa fiche comme gérant des Expos : 146 victoires, 147 défaites.

( 12 septembre, 2009 )

Kuehl, Karl

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La tragique histoire de Karl Kuehl ! Succéder au populaire Gene Mauch comme gérant des Expos n’était pas chose facile, d’autant plus que l’homme est arrivé dans une phase de reconstruction qui portera ses fruits sous la gouverne de Dick Williams à partir de 1978. Nommer Kuehl comme gérant était une excellente idée : il était jeune (dans la trentaine), appelé à diriger une équipe jeune, dont la plupart des joueurs avaient évolué sous ses ordres à Québec (1972 et 1973) et pour l’équipe AAA de Memphis (1974, 1975). L’inexpérience des majeures de Kuehl a joué contre lui, tout comme ces jeunes joueurs recrues. Les Expos allaient connaître une des pires saisons de leur histoire, leur dernière au parc Jarry et Kuehl en a été la victime : congédié et remplacé par Charley Fox, impopulaire auprès des joueurs, avant la fin de la saison. Je crois qu’avoir été patient avec Kuehl, l’homme serait devenu un bon gérant. Il n’a jamais eu d’autre chance de diriger une équipe des grandes ligues, bien qu’il ait travaillé pour plusieurs formations à divers niveaux. Il est aussi l’auteur de deux livres théoriques sur le baseball. Fiche de Kuehl en 1976 : 43 victoires, 85 défaites.

( 8 septembre, 2009 )

Runnells, Tom

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Le bref séjour de Tom Runnells comme gérant des Expos présente des points identiques à ceux de Karl Kuehl, en 1976. Les deux étaient dans la trentaine et avaient été responsables d’équipes des filiales. Les deux allaient succéder à des gérants d’expérience et populaires auprès du public : Gene Mauch pour Kuehl et Buck Rodgers pour Runnells. L’homme agissait d’ailleurs comme instructeur au troisième but pour Rodgers quand on le parachute gérant des Expos au cours de la saison 1991. Rapidement, les décisions douteuses surgissent, donc celle de muter Tim Wallach au premier but, lui qui était toujours un troisième but hors pair, et de mettre au  »coin chaud » tout ce qui lui tombait sous le main, dont Archi Cianfrocco, un premier but naturel. Parfois, lors d’une partie, Runnells semblait absent, amorphe, tapant de façon ridicule dans les mains pour prodiguer des encouragements mous dont les joueurs semblaient se ficher. Il faut ajouter que lors du camp d’entraînement 1992, la pauvre Tom avait fait rire de lui par tous ses joueurs et par l’Amérique entière en se présentant sur le terrain déguisé en soldat, au volant d’un jeep. Dans le style mauvais goût, on ne peut imaginer mieux. De plus, je n’ai jamais compris pourquoi on avait donné à ce type l’uniforme numéro 10, porté par deux grands joueurs, Andre Dawson et Rusty Staub. Bref, vous aurez compris que je n’ai pas aimé le passage de Runnells avec les Expos… L’homme allait pourtant poursuivre sa carrière de gérant dans les mineures, pour les Tigers et les Rockies. Maintenant dans la cinquantaine, enrichi de cette expérience, qui sait si Runnells n’aura pas un jour une autre chance dans les majeures? D’ailleurs, en 2010, il a agi comme assistant gérant avec les Rockies.  Son dossier lors des deux demi saisons 1991 et 1992 : 68 victoires et 81 défaites. 

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