( 14 octobre, 2009 )

Jones, Mack

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Pourquoi avoir choisi Mack Jones comme premier joueur à être présenté sur ce blogue? Parce que ce joueur marginal représente on ne peut mieux l’esprit enthousiaste et délicieusement naïf qui était celui des premiers jours des Expos de Montréal. Nous sommes le 14 avril 1969 à Montréal, au parc Jarry. Il fait froid! C’est la première partie locale des Expos, aussi la première des majeures à être jouée hors du territoire des États-Unis. Première manche : Don Bosch (19) frappe le premier simple de l’histoire de l’équipe à Montréal. Staub (10) obtient un but sur balles. Jones (9) est à la plaque et frappe un long circuit au champ gauche. Bob Bailey (3) était le frappeur suivant. Dès lors, les Expos avaient un premier héros. D’autres viendront rapidement : Staub et Stoneman. Mais Jones, c’était le col bleu des Expos, le « gars ben ordinaire ». Patrouillant le champ gauche, les partisans des estrades populaires baptisent le lieu Jonesville. Grand bien leur fasse car de ce point, en plein soleil et sans ombre, les gens ne voyaient rien d’autre que le dos de Mack Jones. Quatrième voltigeur pour les Braves et les Reds, l’expansion se montre bonne pour Mack, qui a enfin la chance de jouer régulièrement. L’aventure durera trois années, de 1969 à 1971 : 286 parties, 39 circuits, 120 points produits et moyenne de .248. C’était terminé. À jamais, Mack Jones demeurera un Expo et le maire de Jonesville.

2 Commentaires à “ Jones, Mack ” »

  1. krikrimapuce dit :

    J’ai pas connu cette période, étant une fille, adolescente, le sport ne me disait rien. Il m’aura fallu 2 garçons pour commencer à aimer les expos…et le CH…

    Je vais lire la petite histoire des Expos.

    Merci à toi Mario.

    Dernière publication sur La Boite qui Mijote : Quand ça devient concret

  2. mariobergeron dit :

    Je garde de beaux souvenirs des premières éditions. Comme moi, les Expos étaient des novices.

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