( 13 octobre, 2009 )

Lee, Bill

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Un joueur coloré, qui venait de passer 10 années avec les Red Sox de Boston quand il arrive à Montréal. Surnommé Spaceman, je trouvais plutôt Bill Lee terre-à-terre, n’ayant pas la langue dans sa poche. L’homme a fait sourire à plus d’une occasion, comme lorsqu’il expliquait sa théorie sur la supériorité des gauchers, mise en relation avec les astres. Ou ses moqueries sur la surface synthétique, le frappeur  désigné, sa phobie des collectionneurs de cartes de baseball et les raisons de la chute des Expos « Loria and his little ass hole… » Bill Lee lançait des balles à effet, car même sa rapide était lente. Parfois, certains de ses lancers semblaient flotter…  De 1979 à 1982, Bill Lee présente une fiche de 25-22 en 95 parties avec les Expos, avec une moyenne de 3.57. Libéré par les Expos, Lee tente en vain sa chance avec les Giants. Sa carrière dans les majeures était terminé, mais Bill n’a jamais cessé de lancer. Il se vante d’avoir lancé dans les 50 États américains et les dix provinces canadiennes. En 2008, à plus de 60 ans, Bill Lee fait partie de l’équipe itinérante d’Oil Can Boyd et se présente au stade de Québec où il retire des joueurs des Capitales qui n’étaient pas nés quand il a lancé sa dernière balle à Montréal. Demeurant au Vermont, Bill Lee est souvent revenu à Montréal, gardant de l’attachement autant pour la Métropole que pour Boston. Bill Lee était ce qui manque beaucoup au baseball d’aujourd’hui : un caractère. Son départ des Expos est rocambolesque : furieux suite au congédiement de Rodney Scott, Spaceman avait déchiré son uniforme et avait fait faux bond à l’équipe lors d’une partie en après-midi, qu’il avait le chic de regarder à la télé à la brasserie du coin. Lee terminera cette saison 1982 avec les Sénateurs de Longueuil, une équipe senior. Bill Lee est un de mes héros et a donné lieu à une chanson, portant son nom, composée et interprétée par Warren Zevon.

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