( 12 octobre, 2009 )

Rodriguez, Henry

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J’ai une relation d’amour et de haine face à ce joueur. D’abord, j’adorais ses circuits, car ils étaient toujours très francs, spectaculaires, excitants. J’aimais aussi quand les spectateurs, après un de ces coups, lançaient des tablettes de chocolat Oh Henry sur le terrain, habitude contractée parce que le commentateur télé anglophone Rodger Brulotte hurlait OH HENRY après chaque circuit. Je crois que ce geste fait partie de l’histoire des Expos, de son folkore. Je n’aimais pas Rodriguez parce qu’il était faible défensivement (champ gauche et premier but), qu’il visait souvent le circuit là où un simple aurait aidé l’équipe et qu’il était retiré sur trois prises suite à des lancers à l’extérieur. Quand je le voyais être retiré sur un tel lancer, je l’engueulais! Je crois qu’il n’était pas un frappeur discipliné. Le chat est sorti du sac suite à son départ : Alou ne l’aimait guère, précisément parce qu’il n’écoutait pas les conseils des instructeurs pour baisser ce nombre de retraits. Après quelques bons coups avec les Cubs, la carrière de Rodriguez sera en chute libre avec les Marlins et les Yankees, et même lors de son bref retour à Montréal. Il jouera jusqu’à 38 ans, les dernières années avec des équipes de la ligue indépendante de la côte atlantique. Il avait été acquis par les Expos des Dodgers. Sa fiche à Montréal, de 1995 à 1997 plus le séjour de 2002 : 321 parties, moyenne de .254, 63 circuits, 194 points produits, 328 retraits sur trois prises (Ouch!) et 1342 tablettes de chocolat.

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