• Accueil
  • > Archives pour octobre 2009
( 14 octobre, 2009 )

Présentation

exposrogers2.jpg

Ce blogue présente des photographies et des courts textes sur chacun des joueurs ayant porté les couleurs des Expos de Montréal de 1969 à 2004. Il s’agit de 617 joueurs, auxquels j’ai ajouté les onze gérants. Il y a sept joueurs dont je n’ai pas trouvé de photographie, mais je les présente tout de même. Très peu de ces 617 joueurs ont évolué plus de cinq années avec l’équipe, la chose s’accentuant avec la décennie 1990 et les problèmes financiers de l’équipe, sans oublier la gourmandise du marché des agents libres. Beaucoup de ces joueurs étaient des vétérans venant terminer leur carrière à Montréal. Aussi : plusieurs joueurs des mineures rappelés pour remplacer des réguliers blessés. À partir de 1998, alors que les filiales ne produisent plus de joueurs de qualité, les partisans voient défiler très brièvement beaucoup de joueurs dont ils ne se souviennent plus du nom deux semaines après leur départ. Au cours des années 1970 et 1980, l’équipe employait de 30 à 35 joueurs par saison. Ce nombre ne cesse d’augmenter pour approcher de la cinquantaine au cours de la période 1998-2004.

À ce point, le 14 octobre 2009, toutes les photos ont été placées sur le blogue. Ma mission va se poursuivre en étoffant certains des textes. J’ai classé les joueurs selon leur nom de famille. Si vous cherchez un joueur précis, utilisez le moteur de recherche à votre droite, en tapant le nom de famille, suivi d’une virgule, puis du prénom. Exemple : Boucher, Denis. Cela vous mènera à une liste alphabétique des noms de famille commençant par la lettre B. Cliquez sur le nom Boucher, Denis, et vous verrez la photographie et vous pourrez lire le texte. Si vous n’y arrivez pas de cette façon, c’est que vous avez mal orthographié le nom ou le prénom.

Je constate que des visiteurs cherchent des joueurs selon leurs positions ou des alignements d’années précises. Vous ne trouverez pas ceci sur ce blogue, car je présente les joueurs par noms. Par contre, je vous recommande ce site où vous aurez réponse à vos questions :

http://www.baseball-reference.com/

Mon nom est Mario Bergeron, je suis écrivain et historien. Je suis dans la cinquantaine. Je suis un partisan de baseball depuis la naissance des Expos en 1969. Je n’aime pas tellement les autres sports. Depuis la disparition des Expos, en 2004, je me suis tourné vers le baseball senior et junior de ma ville natale de Trois-Rivières. À votre droite, vous trouvenrez les liens de mes autres blogues.

Je vous souhaite un bon séjour dans la mémoire des Expos de Montréal. Ne vous privez surtout pas pour écrire un commentaire, un souvenir, un merci ou un bravo. C’est toujours encourageant pour l’auteur du blogue!

( 14 octobre, 2009 )

Jones, Mack

expos1969.jpg

Pourquoi avoir choisi Mack Jones comme premier joueur à être présenté sur ce blogue? Parce que ce joueur marginal représente on ne peut mieux l’esprit enthousiaste et délicieusement naïf qui était celui des premiers jours des Expos de Montréal. Nous sommes le 14 avril 1969 à Montréal, au parc Jarry. Il fait froid! C’est la première partie locale des Expos, aussi la première des majeures à être jouée hors du territoire des États-Unis. Première manche : Don Bosch (19) frappe le premier simple de l’histoire de l’équipe à Montréal. Staub (10) obtient un but sur balles. Jones (9) est à la plaque et frappe un long circuit au champ gauche. Bob Bailey (3) était le frappeur suivant. Dès lors, les Expos avaient un premier héros. D’autres viendront rapidement : Staub et Stoneman. Mais Jones, c’était le col bleu des Expos, le « gars ben ordinaire ». Patrouillant le champ gauche, les partisans des estrades populaires baptisent le lieu Jonesville. Grand bien leur fasse car de ce point, en plein soleil et sans ombre, les gens ne voyaient rien d’autre que le dos de Mack Jones. Quatrième voltigeur pour les Braves et les Reds, l’expansion se montre bonne pour Mack, qui a enfin la chance de jouer régulièrement. L’aventure durera trois années, de 1969 à 1971 : 286 parties, 39 circuits, 120 points produits et moyenne de .248. C’était terminé. À jamais, Mack Jones demeurera un Expo et le maire de Jonesville.

( 14 octobre, 2009 )

Dawson, Andre

dawsonandre.jpg

Il y a des joueurs des Expos qui ont des statistiques plus impressionnantes que celles de Dawson, mais l’homme les surpassait tous au point de vue élégance, classe, la splendeur inhérante à l’exécution de ce sport. Dawson était capable de tout et le faisait sans cesse très bien. Il courait bien, lançait bien, captait bien, frappait bien et c’était toujours précieux pour l’oeil du partisan. Voilà pourquoi je classe Andre Dawson comme le meilleur joueur à avoir porté l’uniforme des Expos de Montréal. Dawson joue à Montréal 11 saisons : de 1976 à 1986. Il participe à 1443 parties, frappe 225 circuits, produit 839 points et sa moyenne est de .280. Par la suite, il allait briller avec les Cubs de Chicago, mais un peu moins avec les Red Sox et les Marlins.

( 14 octobre, 2009 )

Guerrero, Vladimir

guerrerovladimir.jpg

L’un des meilleurs joueurs de la saga des Expos et qui devait jouer devant 10 000 partisans, alors qu’il aurait rempli le stade olympique à lui seul quinze années plus tôt. Dans son cas, les comparaisons ont volé : Clemente, Dawson. Un peu tout ça! Des yeux qui voyaient tout, des poignets extrêment vifs et l’intelligence de tout prévoir. Un véritable Maître dans l’art de frapper. Pas mauvais en défensive non plus, bien que ses relais à l’avant champ étaient parfois imprécis. Un merveilleux joueur à voir à l’oeuvre! Vlad a évolué avec les Expos de 1996 à 2003, bien qu’en 1996, il s’agissait d’un essai de fin de saison et qu’il fut blessé une partie de 1997. Il participe à 1004 parties, frappe 234 circuits, produit 702 points et sa moyenne est de .323. Ses 44 circuits de 2000 représentent un record des Expos. Ce jeune homme était aussi très gentil envers les partisans et n’a jamais rien dit contre Montréal, même s’il a évolué au cours de la pire période de la concession. En 2004, il signe un contrat lucratif avec les Angels.  En 2011, Vlad a porté les couleurs des Orioles de Baltimore, après une saison au Texas. Prenez note que notre héros, tout comme son frère Wilton, ne portait pas de gants de frappeur.

( 14 octobre, 2009 )

Martinez, Dennis

martinezdennis.jpg

Une carrière de 23 saisons dans les majeures et un gagnant de 100 parties dans les deux ligues. Quand les Orioles échangent Martinez aux Expos en retour du réserviste Rene Gonzales, je ne pensais rien de cette acquisition, d’autant plus que Martinez a été mauvais avec les Expos cette saison-là. Mais par la suite, hein! Quel lanceur! Quel caractère, aussi. Au monticule, Martinez avait l’air d’un vétéran « qui en a vu de toutes les couleurs », qui ne se laissait impressionner par rien, bien qu’on sentait que l’horloge cérébrale roulait sans cesse. Dennis Martinez lance avec les Expos de 1986 à 1993 : 100 victoires, 72 défaites, moyenne de 3.06, 13 blanchissages, 973 retraits sur trois prises. Il mène la ligue nationale avec une moyenne de 2.39 en 1991. Au delà de ces chiffres, les partisans aimaient surtout son attitude, ses coups de gueule, puis ses sourires, sa gentillesse. En 1991, suite à son match parfait à Los Angeles, Martinez est sujet d’une fête à son retour au stade olympique. On lui remet divers présents et à un de ceux-là lui est donné par un partisan de la première heure, qui avait des billets de saison depuis 1969. Martinez lui serre la main, puis enlève son veston, qu’il dépose sur les épaule de l’homme. Voilà qui était Dennis Martinez ! En 1993, il est échangé aux Braves, vers la fin de la saison. Martinez refuse la transaction vers cette puissante équipe, préférant terminer son contrat à Montréal.  Il allait par la suite jouer pour Cleveland, Seattle et… Atlanta! Viva El Presidente!

( 14 octobre, 2009 )

Carter, Gary

cartergary.jpg

Le meilleur receveur de l’histoire des Expos et aussi chez ceux de sa génération. Gary Carter était un joueur extraordinaire derrière le marbre, avec des lancers très vifs et précis pour retirer les coureurs adverses. De plus, il dirigeait fort bien les lanceurs et connaissait toutes les ficelles de son métier. Pour le public, l’homme avait une personnalité très attachante, souriant tout le temps, se montrant aimable envers les partisans. La photo ci-haut ne peut mentir! C’est l’une des plus belles de ma collection. Cependant, l’athlète ne faisait pas l’unanimité chez ses coéquipiers et plusieurs le détestaient. Gary Carter n’a jamais frappé pour .300 à Montréal. C’était un cogneur de simples et de doubles, qui pouvait y aller avec la longue balle de façon plus que satisfaisante. Avec les Expos de 1974 à 1984 et aussi en 1992, le Kid  participe à 1502 parties, frappe 220 circuits, produit 823 points, pour une moyenne au bâton de .269. Échangé aux Mets, la transaction ne s’avère pas très bonne pour les Expos, alors que Carter allait continuer à briller à New York, jusqu’à un certain déclin qui le transforme en receveur réserviste avec les Dodgers et les Giants. Son retour à Montréal en 1992 est accueilli avec chaleur par les partisans et sa présence sur le terrain avait quelque chose de très chaleureuse. Je crois même qu’il aurait pu jouer une autre saison! Carter, comme tant d’autres grands Expos, avait évolué avec les Carnavals de Québec de la ligue Eastern.

( 14 octobre, 2009 )

Wallach, Tim

wallachtim.jpg

Un de mes héros! Tim Wallach a joué dans 1767 parties des Expos : un record! Au cours des années 1980, il est purement un magicien défensif au troisième but, captant tout ce qui est impossible à attraper, puis relayant avec force et précision vers le premier sac. C’est cet aspect du jeu de Wallach qui me fascinait! Au bâton, il était fort acceptable : 204 circuits, 905 points produits et moyenne de .259. Sa spécialité : le double! Il en frappe 360 en carrière et mène la ligue dans ce domaine avec 42 à deux occasions : 1987 et 1989. Tim Wallach a évolué à Montréal de 1980 à 1992. Je n’ai pas apprécié la façon dont Wallach a été traité en 1992, quand le clown Runnels l’envoie au premier but, alors que ce grand Expo excellait toujours au troisième sac. Pire que tout : il est échangé aux Dodgers contre un joueur des mineures, Tim Barker, qui ne participera à aucune joute à Montréal. Lors de son retour au stade olympique dans l’uniforme des Dodgers, Tim Wallach est sujet à une belle ovation de la part des spectateurs. Il allait aussi jouer une saison avec les Angels.

( 14 octobre, 2009 )

Staub, Rusty

staubrusty.jpg

Rusty Staub fait partie de la légende des Expos, même s’il n’a joué à Montréal que trois années et demi, le long d’une carrière de 23 saisons. Staub était ce que les bébés Expos avaient de meilleur! Il jouissait déjà d’une solide réputation au cours de saisons précédentes avec Houston, mais les années 69-70-71 à Montréal sont parmi ses meilleures. Ses 30 circuits de 1970 représentent un sommet en carrière. De plus, Staub était superbe en défensive au champ droit. Au-delà de ses performances sur le terrain, Staub s’est montré un parfait gentilhomme, très aimable envers les partisans, se prêtant à toutes les activités de l’équipe. J’aime l’idée que son surnom francophone du Grand Orange l’ait suivi tout le reste de sa carrière. Quand il a été échangé aux Mets, j’étais adolescent et je dois dire que j’étais terrassé par cette nouvelle… En 1979, il revient donner un coup de main aux Expos et lors de sa première partie au stade olympique, il reçoit une ovation incessante tout bonnement monstrueuse! Voici les statistiques de Staub avec les Expos : 518 parties, 81 circuits, 284 points produits, moyenne de .295. Il portera aussi les couleurs des Rangers, des Tigers, mais surtout des Mets de New York, sans oublier Houston.

( 14 octobre, 2009 )

Rogers, Steve

rogerssteve.jpg

Grand lanceur droitier, maître de la rotation des Expos pendant une dizaine d’années. Rogers était un lanceur inoubliable à voir à l’oeuvre, principalement à cause de sa lenteur et des nombreuses mimiques dont il décorait son visage. Il pouvait porter à faire sourire, mais quand le lancer était décoché, l’adversaire n’avait qu’à bien se tenir! Steve Rogers était un lanceur très habile et intelligent. En 1982, il mène la ligue nationale pour 240 retraits au bâton, tout comme ses 5 blanchissages de l’année suivante représentaient un sommet. Fiche de Rogers en 13 années à Montréal (1973 à 1985) : 158-152, 3.17, 1621 retraits au bâton, 37 blanchissages et 2837 manches lancées. C’est ce qu’on appelle du travail bien fait! Ayant perdu beaucoup d’étoffe lors de ses deux dernières saisons à Montréal, Rogers tente sa chance avec les Angels, mais devra se contenter de jouer dans les mineures. Comme beaucoup d’Expos de cette génération, Rogers avait lancé avec les Carnavals de Québec.

( 14 octobre, 2009 )

Raines, Tim

rainestim.jpg

Le voltigeur Tm Raines a évolué dans les majeures de 1979 à 2002 : quatre décennies! Au début des années 1980, il n’y avait rien de plus excitant que de voir le jeune Raines voler des buts. Il le faisait avec un petit aspect arrogant tout à fait délectable! Tim mène la ligue nationale pour les vols de buts quatre années consécutives (1981 à 1984), sans oublier qu’il est champion frappeur en 1986 (.334). Enfin, rien ne lui échappait au champ gauche! En dernier lieu, Raines en avait un peu marre des Expos et il est échangé aux White Sox en retour de Calderon. Belles saisons dans la ligue américaine à Chicago et aussi avec les Yankees, jusqu’à ce que l’âge se fasse sentir. Ceci ne veut cependant pas dire que Raines était devenu un mauvais joueur. Il évolue à Oakland une saison et en 2000, après quelques parties dans une ligue indépendante, il prend sa retraite. Cependant, l’idée d’un retour dans les majeures lui trotte dans la tête et les Expos l’invitent à leur camp d’entraînement. Il réussit! Sa présence à Montréal, en 2001, a quelque chose de sympathique, tout comme dans le cas de Carter et de Galarraga. Parmi tous ces visages anonymes des Expos de la décennie 2000, il faisait bon de voir un héros des années de gloire! Raines, comme réserviste, est utile aux Expos, qui le donnent aux Orioles à la fin de la saison, afin qu’il puisse jouer avec son fils. L’année suivante, il participe à quelques parties avec les Marlins et c’était terminé. En 2004, Raines fait partie du personnel d’instructeurs d’une filiale des Expos et il est présent à Montréal lors de la dernière joute de l’équipe, serrant la main aux spectateurs à la fin de la joute. En 2009, il dirige la formation de Newark de la ligue de la côte atlantique, où il retrouve son fils. Fiche de Raines avec les Expos, de 1979 à 1990 + 2001 : 1452 parties, 96 circuits, 556 points produits, 635 buts volés et moyenne de .301. Un grand joueur!

12345...32
Page Suivante »
|